Dans un monde ouvert, la localisation des centres de décision fait l’objet de convoitise et de surenchère de la part des États car c’est un segment à haute valeur ajoutée, très bien placé dans la chaîne de valeur. Sa localisation exerce en effet de nombreux effets d’entraînement : sur les finances publiques nationales et locales avec l’implantation de cadres de haut niveau, représentant une base taxable importante ; sur l’activité économique de la région du fait des emplois potentiels (services à haute valeur ajoutée : avocats, conseil, audit et services à la personne : garde d’enfants, alimentation, etc.). En dépit de l’intérêt majeur que représentent la localisation des centres de décision et les effets d’entraînement associés, il existe peu d’éléments d’analyse dans la littérature, notamment du fait de la difficulté à identifier l’objet économique afin de le mesurer. Nous présentons ici des résultats obtenus à partir de données comparables sur les centres de décision localisés en France et chez nos principaux voisins européens. À l’aide d’une analyse économétrique originale, nous proposons ensuite une mesure de l’attractivité « pure » de la France est proposée, à savoir l’ensemble des facteurs spécifiques au pays qui permettent d’expliquer la localisation des centres de décision. Pour finir, nous estimons les déterminants de cette attractivité pure à la fois au niveau national et au niveau régional.

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