Michel Didier et Rémy Prud’homme

Parution : 30.08.2007

Ce rapport porte sur la contribution des infrastructures de transport à la croissance économique. Le point de vue adopté ne se limite pas à l’expansion du produit intérieur brut, mais prend en compte les impératifs du « développement durable » dans ses trois composantes : économique, sociale et environnementale. L’objectif à atteindre est celui du bien-être, au sens large, des générations présentes et futures. Ceci étant, quelles que soient les politiques de transport envisagées, elles ne doivent pas ignorer les règles du calcul économique, au risque de déboucher sur des gaspillages, de freiner la croissance et donc de conduire à des pertes de bien-être.

Dans le secteur des transports, comme dans d’autres, la puissance publique à un rôle important à jouer. L’État détient les commandes essentielles du système de transport. Pour autant, il ne peut pas commander directement les résultats, notamment la répartition entre les différents modes de transports. Pour les auteurs de ce rapport, il convient donc de recourir méthodiquement aux études coût-avantage. Ils recommandent, en particulier, de mieux intégrer les externalités, au premier rang desquelles celles liées aux émissions de gaz à effet de serre. Il est aussi essentiel de tenir compte des contraintes de financement des projets d’infrastructure. Les auteurs proposent, par ailleurs, la création d’une Agence d’évaluation et d’orientation du système de transport en mesure de commander les études d’évaluation économiques nécessaires et d’organiser le débat public.

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La lettre Analyses Économiques n°4/2007 - Octobre 2007

La croissance économique est très liée à la mobilité. Des infrastructures de transport
insuffisantes constituent un frein physique à la croissance. Le choix des infrastructures
nouvelles à construire doit néanmoins être fait avec discernement :
les financements à engager se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, et toute
erreur constitue un gaspillage de ressources non sans effets sur la richesse du
pays.

Michel Didier et Rémy Prud’homme examinent notre politique de transport à cette
aune et tirent de leurs analyses un certain nombre de recommandations pour le
décideur public : mieux appliquer le principe de rationalité économique, mettre
plus de poids dans la recherche environnementale, optimiser le transport ferroviaire.

Ce rapport a été présenté le 27 mars 2007 à Monsieur Dominique Perben ministre
de l’Équipement, des Transports, du Tourisme et de la Mer, à l’occasion d’une
séance plénière du CAE. Celle lettre, qui en constitue un résumé, a été rédigée
par la cellule permanente du CAE.