Patrick Artus et Charles Wyplosz

Parution : 23.10.2002

Mise en place le 1er janvier 1999, la Banque centrale européenne (BCE) a la lourde responsabilité de conduire la politique monétaire de douze pays européens. Il est donc nécessaire d’établir sur sa stratégie, son fonctionnement et ses résultats, un diagnostic. Tel est l’objet des rapports présentés, qui prennent appui sur les leçons de la théorie économique et l’examen précis des données institutionnelles, macroéconomiques et financières récentes. Les auteurs s’attachent tout à tour à la légitimité de l’objectif de stabilité des prix, à sa définition précise, à la stratégie mise en oeuvre, à la politique de communication de la BCE, au processus de décision monétaire et à la perception par les marchés de la politique suivie.

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La lettre Analyses Économiques n° 5/2002 - Octobre 2002

Mise officiellement en place le premier janvier 1999, la Banque centrale européenne (BCE) a désormais près de quatre ans d’existence. C’est évidemment trop peu pour juger de l’efficacité de la construction institutionnelle en partie originale qu’a bâtie le Traité de Maastricht. Mais c’est néanmoins suffisant pour porter un premier regard critique sur le fonctionnement de la BCE.

Dans cette optique, les rapports de Patrick Artus et Charles Wyplosz traitent, séparément, des sujets suivants : évaluation de l’action de la BCE à la fois au regard de la réalisation de son objectif premier, la stabilité des prix, et, sans préjudice de ce premier objectif, de celui de stabilisation conjoncturelle ; définition de la stabilité des prix que s’est donnée la BCE ; stratégie poursuivie et communication avec les opinions publiques et les marchés ; réaction à l’évolution du prix des actifs ;
aménagement du mécanisme de décision dans la perspective de l’élargissement de l’Union européenne. Dans une conclusion commune, ils tirent ensuite les enseignements de leurs analyses.

Les deux rapports ont été présentés à la séance plénière du 21 mars 2002, puis, en présence du Premier ministre, le 11 juillet 2002. Cette lettre, publiée sous la responsabilité de la cellule permanente du CAE, reprend les principales conclusions tirées par les auteurs de leurs analyses.