Michel Didier, Agnès Bénassy-Quéré, Gilles Bransbourg et Alain Henriot

Parution : 20.12.2008

La remontée du dollar vis-à-vis de l’euro enregistrée pendant la seconde partie de 2008 est loin de régler la question du taux de change de la monnaie unique européenne.
Ce rapport montre d’abord les enjeux pour la croissance, l’emploi, l’inflation…, au plan global comme pour les différents secteurs, de taux de change durablement déséquilibrés. Il fournit aussi les clefs pour une approche théorique et empirique des notions de surévaluation et de sous-évaluation, à partir d’une batterie d’indicateurs définissant des valeurs de référence des taux de change. Il conclut enfin à l’intérêt d’une politique active de change de la zone euro.
Une telle politique trouve d’abord une base légale dans le Traité de Maastricht, et dans une concertation accrue entre le pouvoir monétaire (la Banque centrale européenne) et les pouvoirs politiques représentés par l’Eurogroupe et le Conseil Ecofin. En cas d’atteinte de seuils jugés intolérables soit pour la croissance et l’emploi (surévaluation prononcée de la monnaie) soit pour l’inflation intérieure (accélérée par une sous-évaluation marquée), il ne faut pas hésiter à mettre en œuvre des interventions sur le marché des changes.

Ce rapport a été présenté le 4 septembre 2008 à Monsieur le Premier ministre en présence de la Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, du Secrétaire d’Etat à la prospective, à l’évaluation des politiques publiques et au développement de l’économie numérique et de la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur.

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