Robert Boyer, Mario Dehove et Dominique Plihon

Parution : 16.11.2004

Les crises financières se sont multipliées depuis quelques années. Elles ont aussi changé de nature. La plupart de ces crises restent difficiles à prévoir, et même leur interprétation après coup est sujette à discussion.

Les pays développés passent en général le cap des crises financières sans que leur croissance économique en soit durablement affectée, à l’exception notable du Japon dans les années quatre-vingt-dix. Pour les pays émergents ou en développement en revanche, les crises financières sont souvent synonymes de catastrophe économique et sociale majeure. La fragilité de leur système bancaire et le phénomène de propagation des crises à une échelle régionale jouent à cet égard un rôle décisif.

Robert Boyer Mario Dehove et Dominique Plihon analysent de façon complète les crises financières et mettent en évidence les facteurs qui en favorisent l’apparition et la propagation. Ils concluent sur un nombre de propositions concrètes.

Pour les auteurs, la stabilité financière est devenu un bien public mondial. Il est donc important de développer et perfectionner les mécanismes de prévention des crises, qui sont à ce jour largement insuffisants. Les États, les banques centrales, mais aussi les organismes internationaux comme le FMI ont un rôle à jouer.

Après le rapport de Daniel Cohen et Richard Portes sur la prévention et la résolution des crises de la dette, voici une nouvelle contribution du CAE aux débats sur la globalisation financière.

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La lettre Analyses Économiques n° 6/2004 - Novembre 2004

Au cours des trente dernières années, les crises financières se sont répétées, en affectant une grande diversité de pays, et en ayant souvent un impact économique et social grave dans les pays en développement ou émergents.

Le terme de crises financières doit ici être entendu dans un sens très large. Il recouvre les crises boursières, bancaires et de change, mais aussi les crises de la dette souveraine. C’est qu’il est difficile d’isoler un type de crise, tant les phénomènes de contagion d’un secteur à l’autre, puis d’un pays à l’autre, sont forts.

D’où viennent ces crises ? Quels en sont les mécanismes ? Peut-on en améliorer la prévention ? Autant de questions auxquelles les auteurs tentent de répondre. Leur rapport débouche sur un certain nombre de propositions concrètes.

Le rapport a été présenté en séance plénière le 7 juin 2004, en présence du Gouverneur de la Banque de France. Cette lettre, publiée sous la responsabilité de la cellule permanente du CAE, reprend les principales conclusions tirées par les auteurs.