Jean-Paul Betbèze et Christian Saint-Étienne

Parution : 13.07.2006

La France connaît un déficit d’entreprises de taille moyenne, comptant de 50 à 500 salariés, dont il découle un nombre insuffisant de mini-groupes français ayant de 500 à 3 000 salariés. Ces entreprises qui nous manquent, ce sont les gazelles. Parmi 1,2 million de PME existantes, ces 20 000 entreprises croissent deux à trois fois plus vite que la moyenne et sont à l’origine de plus de la moitié des créations nettes d’emplois. Mais comme l’ensemble des entreprises françaises, elles ont une rentabilité inférieure d’un tiers à celle de leurs homologues étrangers, notamment outre-Atlantique, en raison d’obstacles structurels spécifiques à notre économie. De ce fait, elles plafonnent plus tôt, sont de plus petite taille et sont moins nombreuses que leurs homologues étrangers.

Afin de mieux valoriser ce potentiel sous-exploité, Jean-Paul Betbèze et Christian Saint-Étienne proposent de traiter certaines rigidités plus générales du marché français et de prendre des mesures spécifiquement ciblées sur les PME.

Les mesures envisagées sont déclinées selon quatre chantiers : accélérer la croissance des PME, restaurer leur profitabilité, ouvrir et stabiliser les marchés et soutenir les trajectoires de croissance forte. Parmi les principales mesures figurent la réduction des délais de paiement (surtout de ceux de l’État une diminution du taux d’impôt sur les sociétés), la mise en place d’un small business act facilitant leur accès aux marchés publics ou encore une amélioration des conditions de leur financement.

fois plus vite que la moyenne des PME et qui sont à l’origine de plus de la moitié
des créations nettes d’emplois par les PME, ont une rentabilité inférieure d’un tiers
à celle de leurs homologues étrangers, notamment outre-atlantique, en raison d’obstacles
structurels spécifiques à notre économie. De ce fait, elles plafonnent plus
tôt, sont de plus petite taille et sont moins nombreuses que leurs homologues
étrangers. Afin de mieux valoriser ce potentiel sous-exploité, le rapport propose
de traiter certaines rigidités plus générales du marché français et de prendre des
mesures spécifiquement ciblées sur les PME.

Le rapport a été présenté par ses auteurs au printemps 2006 à Thierry Breton,
ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie ainsi qu’à Renaud Dutreil,
ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales
en pleine concertation avec le Premier ministre.

Cette Lettre publiée sous la responsabilité de la cellule permanente, reprend les
principales conclusions tirées par les auteurs.