A court terme, une hausse de 10 % des prix de l’électricité en France réduirait la valeur des exportations en moyenne de 1,9%, tandis qu’une même augmentation du prix du gaz la réduirait de 1,1 %. A plus long terme, cependant, il est important de ne pas masquer ce "signal prix" afin d’inciter les producteurs comme les consommateurs à investir dans l’ « économie verte ». Pour cela, il convient d’annoncer la hausse des prix de l’énergie, de manière crédible, afin que les agents économiques l’intègrent dans leurs calculs et réorientent leurs choix de consommation et de production. Afin de limiter les effets négatifs d’un renchérissement de l’énergie sur la compétitivité à court terme, la taxation supplémentaire de l’énergie devrait être utilisée pour réduire le coût du travail ; le rythme de déclassement des équipements nucléaires historiques, dont le coût au KWh est particulièrement performant, devrait être ajusté. Enfin, la tarification de de l’accès aux réseaux électriques devrait faire l’objet d’une harmonisation au niveau européen, en particulier pour les industries électro-intensives.

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