Le marché du travail français à l’épreuve de la crise sanitaire


Voir le focus associé : Activité partielle et situation pré‐crise des entreprises
Voir le focus associé : Les effets des variations du taux d’endettement sur l’emploi et les salaires

Le marché du travail a globalement bien résisté à l’épreuve de la crise sanitaire : il a retrouvé une situation proche de ce qu’on observait avant la crise, avec des difficultés de recrutement persistantes et un chômage qui reste élevé. Dans cette nouvelle Note du CAE, François Fontaine et Roland Rathelot montrent que ces problèmes structurels ne sauraient être expliqués par l’inadéquation entre l’offre et la demande de travail en termes de métiers ou de localisation, mais par des problèmes d’information qui rendent les processus de recrutement longs et coûteux. Ainsi, plutôt que de chercher à rapprocher offre et demande par la formation, des politiques plus systématiques d’aide au recrutement à destination des petites et moyennes entreprises pourraient être mises en place. Il peut s’agir d’organiser un marché de l’accompagnement pour ces entreprises, avec des aides à la recherche et à la sélection de candidats, comme de systématiser des tests de compétences certifiés pour les demandeurs d’emploi. Enfin, plusieurs enseignements sont tirés des récents dispositifs de soutien au marché du travail durant la crise. S’ils ont permis d’absorber le choc, leurs effets d’aubaine pourraient être limités, notamment avec un système de bonus‐malus lié au recours à l’activité partielle et une plus grande concentration des politiques de baisse de charges en temps de crise sur des publics ciblés et de manière limitée dans le temps.

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Activité partielle et situation pré‐crise des entreprises

2022-03-14
Ce Focus s’intéresse à la manière dont le dispositif d’activité partielle a été mobilisé par les entreprises selon leurs caractéristiques, durant la crise .

Les effets des variations du taux d’endettement sur l’emploi et les salaires

2022-03-14
Ce Focus cherche à évaluer si une entreprise qui a vu son endettement augmenter durant la crise sanitaire est plus fragile face aux chocs futurs.